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Dimanche, 22. novembre 2009 20:04 sarreguemines-sarralbe

Communiqué de presse du 20/11/09

 

Après Fujicolor, Pierron, Johsons Control sur le bassin d’emploi de Sarreguemines, c’est, aujourd’hui, au tour du Pays de Bitche d’être le théâtre d’un nouveau drame qui touche au cœur notre population.

Fermoba, fleuron en son temps de l’industrie locale, connaît de graves difficultés, plongeant dans l’angoisse 142 salariés et leurs familles.

Le 11 septembre dernier, le PS, par la voix d’Angèle Dufflo a interpellé Daniel Zintz, conseiller général du canton et président de Moselle –Développement quant à la situation des salariés de Fermoba et à la possible liquidation de la société.

Aujourd’hui, devant la gravité de la situation, les élus et les militants des sections PS de Sarreguemines et du Pays de Bitche appellent à une mobilisation générale pour sauver ce qui peut encore l’être.

Ils déplorent la destruction systématique de l’emploi industriel et l’absence de perspectives  économiques pour notre canton.

Ils demandent expressément au conseiller général et président de Moselle- Développement  de réunir d’urgence  une table ronde avec tous les acteurs de territoire pour étudier le maintien  des industries et des emplois existant et  rechercher de nouvelles implantations.

Ils proposent que les élus de l’arrondissement mettent en place un observatoire de la situation économique et de l’emploi afin d’anticiper les difficultés et d’agir en amont.

Les sections PS de Sarreguemines,  du Pays de Bitche et de Sarralbe  assurent les salariés de leur soutien sans faille et se disent prêtes à manifester à leurs côtés.

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Vendredi, 23. octobre 2009 18:14 sarreguemines-sarralbe

Agriculture : le Parti socialiste demande un véritable plan de relance

Le 21 octobre 2009,

Communiqué du Bureau national

Toutes les filières agricoles font aujourd’hui face à une crise majeure. Un grand nombre d’exploitations agricoles risque de disparaître.

Pour le Parti socialiste, la crise laitière illustre cette situation. Les quotas laitiers seront supprimés en 2015. Les libéraux européens se gardent bien d’estimer les conséquences de cette décision en termes d’emplois et de répartition territoriale des élevages. Pire : aucune mesure de remplacement n’a été prévue, laissant craindre un effondrement de la production laitière dans les zones défavorisées, et une concentration dans d’autres régions, au mépris de toute exigence environnementale.

Les mesures pour la filière laitière adoptées le 19 octobre lors du Conseil européen ne sont que des pansements sur une jambe de bois. Le ministre français de l’agriculture prétend, à tort, être le chef de file de la régulation. Une vraie régulation des marchés agricoles passerait par une intervention publique forte et non pas seulement par des aides d’urgence aussi nécessaires soient-elles.

Le Parti socialiste demande que soit rétabli à l’échelle européenne le principe d’une gestion publique de l’offre laitière, tout en assurant les conditions de la souplesse et de la réactivité. Le récent rapport de la Cour des Comptes européenne recommande d’ailleurs de superviser le marché du lait pour éviter la surproduction. Sans encadrement public, sans une fixation réaliste et évolutive de production maximale, la filière laitière s’exposera à nouveau à des risques majeurs de surproduction, synonymes de prix bas et de faillites pour les éleveurs les plus exposés.

Ce qui touche aujourd’hui la filière laitière menace la plupart des productions agricoles. Le Parti socialiste constate que, dans ce domaine comme dans d’autres, le président de la République n’a pas tenu ses promesses de campagne qui étaient d’assurer le revenu des agriculteurs et de protéger nos productions face aux menaces de dumping.

Le Parti socialiste demande la mise en œuvre d’un véritable plan de relance de l’agriculture française, en aidant les filières les plus exposées à passer le cap de la crise.

Au-delà de l’urgence, il est essentiel de sauvegarder les emplois agricoles et de travailler à la relocalisation des productions agricoles. Cette exigence de relocalisation, gage d’une répartition harmonieuse de l’activité agricole sur tous les continents, exige notamment d’intégrer le coût carbone dans les échanges. Le thème du coût carbone devrait d’ailleurs être à l’ordre du jour du Sommet de Copenhague, alors même que le protocole de Kyoto exclut les transports de son dispositif.

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Mardi, 6. octobre 2009 20:46 sarreguemines-sarralbe

Réflexions autour d’un voyage présidentiel

Jeudi prochain, la Moselle accueillera Nicolas Sarkozy. Il est prévu dans l’agenda présidentiel une escapade au pays de Sarreguemines.

Dit comme ça, cette visite aurait de quoi réjouir les citoyens que nous sommes.

La beauté de nos paysages, la cordialité de nos habitants, le savoir-faire de notre terroir et surtout la fidélité de notre région à la République, voilà qui méritait d’être partagé et encouragé.

Il n’en sera rien !

En effet, depuis janvier 2009, les déplacements du président sont soumis à un scénario implacable.

Ce jour-là, à Saint-Lô, sifflets et lazzis étaient parvenus jusqu’aux oreilles présidentielles et résonnaient comme autant d’acouphènes, égratignant au passage l’orgueil à fleur de peau de notre président.

La réaction fut aussi immédiate qu’épidermique : mutation disciplinaire du préfet et du chef de la police.

Depuis, plus rien n’est laissé au hasard. Plus de place pour l’improvisation.

Tout doit être minuté, cadré, sécurisé, usant jusqu’à la corde les nerfs des cabinets chargés de préparer les visites.

Invités triés sur le volet, « claque UMP » de militants et d’élus trop heureux de pouvoir rencontrer leur président, journalistes accrédités, cartons d’invitation limités, parking réservé et hautement surveillé, contrôles d’identité, plan de sécurité drastique, la mise en scène doit être parfaite, l’image professionnelle.

Tout contrôler, tout régenter, tout décider, se méfier de tout et de tous, avec une certaine frénésie sécuritaire et propension à l’ordre absolu, voilà pourtant qui interpelle le bon peuple que nous sommes.

Et nous nous remémorons avec nostalgie les « bains de foule » auxquels des présidents français s’adonnaient avec délectation, les embrassades bon enfant, les franches poignées de main et les propos plein d’humour … lancés à la cantonade.

Cette dimension résolument humaine fait cruellement défaut à Nicolas Sarkozy.

Il est pourtant essentiel pour un président de sentir battre le pouls du pays, de maintenir des liens avec le peuple, d’être à l’écoute de la base….

Angela Merkel l’a bien compris, elle dont on moquait l‘image rigoriste et démodée. J’en veux pour preuve la ferveur populaire qui a salué son accueil à Sarrebruck samedi dernier.

A trop pas oublier qui l’a fait roi, Nicolas Sarkozy risque de se retrouver sans couronne.

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